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Israël poursuit ses raids meurtriers contre Gaza

samedi 17 novembre 2012, par La Rédaction

Des bombardements israéliens intensifs sur la bande de Gaza ont fait samedi dix morts et détruit le siège du gouvernement du Hamas, tandis que 20 000 réservistes ont rejoint leurs unités, la plupart à la périphérie de l’enclave palestinienne. Depuis le lancement mercredi de l’opération "Pilier de défense", 40 Palestiniens ont péri et 345 ont été blessés dans les raids aériens israéliens, selon des sources médicales palestiniennes. Trois civils israéliens ont été tués jeudi près de la bande de Gaza.
Dix Palestiniens, dont au moins quatre combattants du Hamas, ont trouvé la mort samedi matin, selon des sources médicales palestiniennes. Les frappes aériennes se poursuivaient à un rythme soutenu à la mi-journée, selon les journalistes de l’AFP. Quelque 180 raids aériens ont été effectués dans la nuit de vendredi à samedi, selon un décompte de la télévision israélienne. Une porte-parole militaire israélienne a fait état de "plus de 830 frappes" contre Gaza depuis mercredi. Un total de 367 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza contre Israël, dont 222 ont été interceptées par le système antimissile Iron Dome, a-t-elle ajouté.
Quatre soldats israéliens ont été légèrement blessés samedi matin par une roquette qui a atteint la région d’Eshkol, limitrophe du territoire, dans le sud d’Israël, a indiqué l’armée israélienne. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a affirmé dans un communiqué avoir tiré cinq obus de mortier sur une "position" à Reim, une localité israélienne proche de la partie centrale de l’enclave palestinienne.
La confrontation avait franchi vendredi une étape supplémentaire avec le tir d’une roquette tombée - sans faire de victime - à cinq kilomètres au sud-ouest de Jérusalem. C’est la première fois qu’une roquette tirée de la bande de Gaza tombe si près de la Ville sainte, coeur politique d’Israël à environ 65 km de l’enclave palestinienne. Ce tir est survenu après ceux jeudi et vendredi de trois roquettes contre la région de Tel-Aviv, la ville économique du pays plus au nord, dont deux sont tombées en mer. Là encore, jamais un projectile tiré depuis Gaza n’était tombé aussi loin en territoire israélien.
Quelque 20 000 réservistes de l’armée, rappelés en urgence, avaient rejoint leurs unités samedi matin. Vendredi, le cabinet de sécurité israélien avait approuvé la mobilisation de 75 000 réservistes - qui doit être encore avalisée par l’ensemble des membres du gouvernement lors de la réunion du cabinet dimanche. Israël avait par ailleurs bloqué toutes les routes principales autour de l’enclave palestinienne près de laquelle se massaient des transports de troupes blindés et des bulldozers.
Après le Premier ministre égyptien Hicham Qandil vendredi matin, le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem est arrivé samedi matin à Gaza où il devait se rendre à l’hôpital Al-Chifa et s’entretenir avec des responsables du Hamas. Vendredi soir, le président américain Barack Obama s’est une nouvelle fois entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le chef d’État égyptien Mohamed Morsi, appelant à la "désescalade" des tensions dans la bande de Gaza, selon la Maison Blanche. À New York, l’ONU a annoncé une visite prochaine du secrétaire général Ban Ki-moon dans la région afin de convaincre Israéliens et Palestiniens de s’accorder sur une trêve. Le président palestinien Mahmoud Abbas a précisé qu’elle aurait lieu "dans deux ou trois jours".
Jeudi, Benjyamin Netanyahou, en pleine campagne électorale avant les législatives anticipées du 22 janvier, avait dit que son pays prendrait "toute action nécessaire" face aux roquettes de Gaza. En Cisjordanie, Mahmoud Abbas a assuré que l’offensive israélienne n’arrêterait pas la demande d’élévation de la Palestine au statut d’État non membre de l’ONU, prévue le 29 novembre malgré l’opposition d’Israël. Israël avait lancé son opération en assassinant dans un raid aérien ciblé le chef militaire du Hamas, Ahmed Jaabari, le plus important responsable tué depuis la dévastatrice offensive "Plomb durci" (décembre 2008-janvier 2009) qui n’avait pas réussi à arrêter les tirs de roquettes palestiniennes.

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Khaled Mechaal au Caire pour trouver une solution au conflit de Gaza
Le chef du Hamas Khaled Mechaal était au Caire samedi pour discuter d’une issue au conflit à Gaza, mais son mouvement est peu disposé à accepter un cessez-le-feu sans avoir de garanties qu’Israël respectera une trêve, a-t-on appris auprès d’un haut responsable du Hamas.
Khaled Mechaal devait rencontrer le chef des services de renseignements égyptiens, et s’entretenir avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et l’émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al-Thani, tous deux en visite officielle au Caire, selon la même source. En conflit avec Israël depuis quatre jours, le Hamas doute qu’un pays, quel qu’il soit, puisse assurer les termes d’un cessez-le-feu, a ajouté ce responsable, sous couvert d’anonymat. "Par l’intermédiaire de l’Égypte, nous nous étions mis d’accord sur une trêve, et elle a été interrompue au bout de 48 heures", a-t-il rappelé, en allusion à an raid ciblé de l’armée israélienne mercredi contre le chef des opérations militaires du Hamas, après des tirs de roquettes. "L’Égypte ne peut plus dire je me porte garant d’une trêve", a-t-il affirmé.

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Merkel et Netanyahou veulent un cessez-le-feu le plus vite possible
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont convenu samedi lors d’un entretien téléphonique qu’il fallait "un cessez-le-feu complet le plus vite possible" après les raids israéliens sur Gaza, a indiqué le porte-parole adjoint du gouvernement allemand. La dirigeante allemande "est d’accord avec le Premier ministre (pour dire) qu’il faut parvenir à un cessez-le-feu complet le plus vite possible afin d’éviter que du sang ne coule à nouveau", a souligné Georg Streiter, cité dans un communiqué.
Angela Merkel, qui s’est également entretenue par téléphone avec le président égyptien Mohamed Morsi, a confirmé à Benyamin Netanyahou le droit d’Israël à se défendre et son devoir de protéger la population israélienne, selon la même source. Elle a encouragé Mohamed Morsi à poursuivre "son rôle important de médiation" avec les groupes palestiniens pour qu’ils cessent leurs attaques sur Israël. "Il faut éviter une escalade de la violence", selon le communiqué de la chancellerie. La chancelière a également présenté ses condoléances au dirigeant égyptien après la mort de quelque 50 très jeunes enfants qui ont péri samedi dans une collision entre leur bus et un train.

(17 Novembre 2012 - Avec les agences de presse)

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