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Les rebelles syriens divisés sur le blocus de l’ouest d’Alep

mercredi 10 juillet 2013, par La Rédaction

Les rebelles syriens ont renforcé leur blocus des zones sous contrôle des forces de Bachar al Assad, en particulier dans l’ouest d’Alep, aggravant la pénurie alimentaire dont est victime la population, estiment des rebelles mardi.
Les rebelles s’efforcent depuis des mois de bloquer les routes qui mènent à la partie occidentale d’Alep, la grande ville du nord du pays, enjeu stratégique du conflit et théâtre d’intenses combats depuis un an.
Mais leur stratégie ne se fait réellement sentir que depuis cette semaine, la pénurie alimentaire s’aggravant pour la population locale.
La plupart des routes conduisant à l’ouest d’Alep font l’objet d’un blocus actif par les rebelles, ou sont le théâtre de combats acharnés, a déclaré l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition.
"La seule route qui reste d’une certaine manière praticable est proche du district de Bustan al-Qasr, mais elle est tellement dangereuse que les gens l’appellent ’Le carrefour de la mort’", a déclaré Rami Abdelrahman, directeur de l’OSDH.
Les habitants de la zone frappée par la pénurie soulignent que les prix ont augmenté de plus de dix fois par rapport à leur niveau d’origine et que les denrées de base, comme le pain et la farine, deviennent de plus en plus difficiles à trouver.
Cette tactique d’assèchement de l’approvisionnement des forces de Bachar al Assad, est cependant très critiquée y compris dans les rangs des rebelles.
Beaucoup estiment en effet qu’elle punit indistinctement les plus de deux millions d’habitants qui vivent dans la partie occidentale de la ville.
"C’est un crime (...) Certaines de nos forces rebelles -Que Dieu les change- participent à ce blocus. Les prix augmentent à une vitesse inimaginable. Il y a maintenant une terrible pénurie", a déclaré un rebelle par Skype, sous le couvert de l’anonymat.
Un rebelle basé à Alep a estimé de son côté que ce blocus qui frappe la population n’était pas délibéré mais plutôt la "conséquence regrettable des affrontements entre les rebelles et l’armée".
"Le régime a plein de nourriture pour ses propres soldats, mais il se fiche bien de sa propre population", a-t-il ajouté.

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Les rebelles accusés d’avoir utilisé des armes chimiques
Les Etats-Unis ont rejeté mardi les affirmations de Moscou à l’ONU selon lesquelles les rebelles syriens auraient utilisé des armes chimiques, estimant ne pas en avoir la "preuve".
"Nous n’avons encore vu aucune preuve qui appuie cette affirmation selon laquelle quiconque, outre le gouvernement syrien, a la capacité d’utiliser des armes chimiques ou utilise des armes chimiques", a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.
L’ambassadeur russe auprès de l’ONU Vitali Tchourkine a affirmé mardi à la presse avoir la preuve que les rebelles syriens avaient utilisé du gaz sarin le 19 mars près d’Alep (nord).
Des experts russes ont recueilli des échantillons sur le site de l’attaque, à Khan al-Assal, et les preuves ont été transmises au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, dans un document de 80 pages environ, a-t-il précisé.
Selon l’ambassadeur, les rebelles syriens ont utilisé un "projectile non guidé" de type "Bachar 3", et les échantillons recueillis après l’attaque sur le site de Khan al-Assal par des experts russes ont été analysés par un laboratoire russe compétent en matière d’armes chimiques. "Les résultats indiquent clairement que le projectile était rempli de gaz sarin", un puissant neurotoxique, a-t-il affirmé.
Le gouvernement syrien refuse la venue d’inspecteurs de l’ONU dans le pays mais a invité lundi deux hauts responsables des Nations unies à venir à Damas pour des discussions sur l’utilisation présumée d’armes chimiques dans le conflit.
M. Carney a de nouveau invité le président Bachar al-Assad à autoriser des inspecteurs à venir enquêter sur l’utilisation de ces armes.
"Le moyen de répondre à cette question est de permettre aux Nations unies d’enquêter", a-t-il dit.
"Notre capacité en tant que communauté internationale à enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie est freinée par le refus d’Assad d’autoriser une enquête des Nations unies", a déploré M. Carney.
Le Royaume-uni, la France et les Etats-Unis affirment de leur côté avoir transmis aux experts de l’ONU des preuves de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.

(10-07-2013 - Avec les agences de presse)

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