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Leonarda pourra revenir en France, les interpellations dans le cadre scolaire "prohibées"

samedi 19 octobre 2013, par La Rédaction

François Hollande a annoncé samedi que Leonarda, la collégienne expulsée au Kosovo, pourra poursuivre sa scolarité en France « si elle en fait la demande » lors d’une brève intervention télévisée depuis l’Elysée.
Le chef de l’Etat a par ailleurs indiqué qu’une instruction serait adressée aux préfets pour "prohiber" toute interpellation dans le cadre scolaire, dans les établissements comme à l’occasion de sorties pédagogiques.

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Danielle Simonnet (Parti de gauche). "La jeune collégienne est sommée par le président de la République de choisir entre vivre en famille (cinq frères et soeurs, et ses parents) ou revenir seule en France poursuivre ses études. C’est d’une cruauté abjecte", a déclaré la secrétaire nationale du Parti de gauche, qui avait demandé la démission de Manuel Valls après l’expulsion de France de la collégienne kosovare.

Vincent Peillon (PS). « Je me réjouis que le président ait rappelé un principe essentiel à notre République, la sanctuarisation de l’école et la préservation des enfants dans le cadre scolaire, à la fois les établissements et tout ce qui accompagne la vie scolaire », a affirmé le ministre de l’Éducation nationale. Selon lui, « ce principe ne doit souffrir aucune exception, et dans les circonstances que nous avons connues, il était utile de le rappeler avec force. L’Éducation nationale accueillera comme il se doit la jeune Leonarda, si elle veut rentrer, et assumera toutes ses obligations, » a-t-il ajouté.

Harlem Désir (PS). Le premier secrétaire du PS "souhaite que tous les enfants de la famille de Leonarda puissent finir leurs études en France accompagnés de leur mère", a-t-il déclaré à l’AFP. "Je vais en discuter avec le président et le gouvernement", a-t-il ajouté.

Olivier Dartigolles (PCF). François Hollande a commis une "grave faute politique et morale" en demandant "à une enfant de 15 ans de choisir entre la France et sa famille", a réagi samedi le Parti communiste dans un communiqué. "Cet affront aux valeurs républicaines se double aujourd’hui d’un insupportable manquement à la Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire", souligne Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. "La ligne Valls, dans la continuité du sarkozysme, est confortée, alors qu’il faut changer la loi et mettre fin sans délai à toutes les expulsions de jeunes étrangers scolarisés", ajoute-t-il.

Éric Ciotti (UMP). François Hollande "ridiculise notre pays en renonçant à l’autorité de l’État par sa proposition d’accueillir Leonarda en dépit des décisions de justice", a réagi samedi le député UMP dans un communiqué. "Malheureusement, une nouvelle fois, François Hollande n’a pas su trancher entre toutes ces lignes politiques divergentes en matière d’immigration irrégulière", juge l’élu. "C’est un très dangereux signal adressé dans la lutte contre l’immigration irrégulière", ajoute-t-il.

François Fillon (UMP). L’ancien Premier ministre "regrette cette indécision caricaturale du Président de la République qui, à force de chercher des synthèses, apparaît ambigu face à l’immigration irrégulière et lâche par rapport à une adolescente, condamnée à choisir entre la France et sa famille". "Cette affaire illustre la nécessité de réduire à 6 mois le délai d’examen de demande d’asile. Ce qui passe notamment par une réforme de la composition de la cour nationale de droit d’asile, que nous avions engagée, et qu’il faut conduire à son terme", poursuit-il.

Jean-Louis Borloo (UDI). La position de François Hollande est "incompréhensible tant en termes du respect de la loi que du respect de l’unité d’une famille", a réagi le président de l’UDI. Cette position "apparaît comme extrêmement dangereuse pour les Français ainsi que pour ceux qui à l’extérieur observent les décisions de la France", a ajouté le centriste dans un communiqué. Cette décision "est malheureusement de nature à amplifier l’absence de confiance des citoyens à l’endroit de nos institutions et de la République", selon Jean-Louis Borloo. "La complexité du droit d’asile français, avec en particulier l’engorgement des instances décisionnaires - en l’occurrence près de 4 ans de recours - créent des situations terribles. Il convient d’urgence de réformer notre dispositif", a-t-il conclu.

(19-10-2013 - Avec les agences de presse)

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