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Syrie : Genève n’a pas assez pris en compte l’humanitaire

lundi 3 février 2014, par La Rédaction

Les participants à une réunion sur l’aide humanitaire à la Syrie ont déploré lundi à Rome que le volet humanitaire n’ait pas été davantage pris en compte dans les négociations de Genève, alors qu’il serait susceptible de restaurer la confiance.
"Nous avons tous exprimé ce matin notre déception que, lors des discussions la semaine dernière à Genève, toutes focalisées qu’elles étaient sur le volet politique, il n’y ait pas eu de progrès sur le volet humanitaire", a déclaré Valerie Amos, secrétaire-générale adjointe des Nations Unies, au cours d’un point de presse.
"Nous concevons l’humanitaire comme un potentiel permettant de restaurer la confiance entre les deux parties", a ajouté Mme Amos. Elle a rappelé que sur sept millions de personnes prisonnières de la guerre en Syrie même, 3,3 millions "ont un besoin urgent d’une aide humanitaire".
La ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, a elle aussi exprimé le regret que "le dialogue politique qui, nous le savons, sera long et compliqué, doive être tenu séparé des questions humanitaires".
"Les progrès humanitaires sont insuffisants" et ils sont empêchés par "deux questions centrales" : l’une est la question de l’accès de l’aide, "c’est le point essentiel. Toutes les aides -la nourriture, les médicaments— sont prêtes, nous n’avons pas de problème technique", a-t-elle insisté.
Le second problème est la protection des civils, alors que les écoles et hôpitaux continuent d’être, encore aujourd’hui, les cibles des bombardements".
"Nous avons redit que cela ne peut être accepté. On ne peut non plus accepter qu’il y ait des conditions posées pour l’accès à l’aide humanitaire, en vertu des normes du droit international", a-t-elle dit.
En Syrie se vit "la pire tragédie" de notre époque, a aussi déclaré Mme Bonino.
A l’ouverture de la réunion de Rome, la ministre avait eu des mots encore plus durs estimant que la communauté internationale avait "largement échoué à assurer l’accès à l’aide humanitaire dans les proportions souhaitées". "La honte nous revient", avait-elle estimé.
"Plus de 100.000 personnes ont été tuées, des centaines de milliers ont été blessées. Les atteintes aux droits de l’homme et les violations du droit humanitaire international sont énormes", avait-elle ajouté.
Le commissaire européen pour l’aide humanitaire, Mme Kristalina Georgieva, participait également à cette réunion, qui fait suite à dix jours de pourparlers en Suisse entre l’opposition et le régime qui se sont achevés vendredi sans résultats concrets.
Des représentants de l’Irak, de l’Iran, du Liban, des Etats-Unis, de la Russie, du Qatar, de l’Arabie saoudite étaient notamment présents, selon la liste des participants fournie aux journalistes. L’ancien ambassadeur en Syrie, Eric Chevalier, représentait la France.

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26 morts dans de nouveaux raids aux barils d’explosifs à Alep
Au moins 26 personnes, dont 11 enfants, ont été tuées lundi dans de nouveaux bombardements de l’armée syrienne sur la ville d’Alep (nord), menés à l’aide de barils d’explosifs lancés depuis des hélicoptères, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Douze hommes, 11 enfants et trois femmes sont morts dans ces raids qui ont visé pour la troisième journée d’affilée les quartiers sous contrôle des rebelles dans l’est de cette métropole, autrefois capitale économique de la Syrie.
Dimanche, ces bombardements ont fait 36 morts et samedi 85, selon l’OSDH qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.
Ces raids, qui ont lieu alors que les troupes gouvernementales avançaient dans l’est et le nord de la ville, ont provoqué un exode massif de la population civile, a indiqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
"Les habitants des quartiers est ont commencé à fuir il y a trois jours, à mesure que s’accélérait le rythme des attaques aux barils d’explosifs", a-t-il précisé à l’AFP.
"Certains sont partis en Turquie, mais beaucoup d’entre eux n’ont nulle part où aller à l’exception des secteurs de l’ouest de la ville contrôlés par le régime, les autres parties d’Alep étant le théâtre de combats entre les rebelles et les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)".
A Damas, une source au sein des services de sécurité a confirmé l’exode des civils vers les secteurs d’Alep sous contrôle du gouvernement, alors que des photographes de l’AFP ont vu de longues files d’attente à des points de contrôle séparant les quartiers contrôlés par les rebelles de ceux sous contrôle gouvernemental.
Dans la province centrale de Hama, l’OSDH a fait état de la mort d’au moins cinq étudiants, tués par une roquette tirée par les rebelles sur une localité à majorité alaouite.
Le président Bachar al-Assad appartient à cette communauté, alors que la rébellion est dominée par les sunnites, majoritaires en Syrie.

(03-02-2014 - Avec les agences de presse)

« Liberté pour A’bdelaziz Khayyer
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