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Syrie : le chef d’état-major d’une coalition rebelle pro-Occident limogé

lundi 17 février 2014, par La Rédaction

Le chef d’état-major d’une importante coalition rebelle syrienne soutenue par l’Occident a été limogé après la multiplication des revers face aux troupes du régime et la montée en puissance de groupes islamistes et jihadistes dans le conflit.
Sur le terrain, des combats acharnés se déroulaient aux abords du fief rebelle de Yabroud près de Damas, alors que les violences risquent de redoubler après l’échec d’un deuxième round de négociations de paix sur fond de tensions renouvelées entre Russes et Américains.
Après l’avancée des troupes du régime de Bachar al-Assad ces derniers mois, le Conseil militaire supérieur (CMS) qui chapeaute l’Armée syrienne libre (ASL) a annoncé le limogeage du chef d’état-major Idriss et son remplacement par le général de brigade Abdelilah al-Bachir, un déserteur.
Il a invoqué dans un communiqué "la paralysie au sein de l’état-major" de l’ALS, première coalition rebelle formée lors de la militarisation de la révolte, et "les difficultés que rencontre la révolution syrienne" face au régime. Selon une source de l’opposition, le principal reproche fait au général Idriss, nommé en décembre 2012, est "la mauvaise distribution des armes" en plus "d’erreurs dans les combats".
Le timing est crucial car ce changement pourrait se traduire par de nouvelles livraisons de matériel militaire pour les rebelles de l’ASL, notamment après l’échec des négociations de paix à Genève.
Soutenue par l’Occident et considérée comme la rébellion "modérée", l’ALS a été affaiblie par les divisions et prise de vitesse par des groupes jihadistes et d’autres coalitions rebelles. Le coup le plus dur avait été lorsqu’en décembre 2013 Washington et Londres avaient décidé de suspendre leur aide non létale, après la prise de sièges et dépôts d’armes de l’ALS par des islamistes.
La rébellion est née de la répression sanglante par le régime de la révolte pacifique déclenchée le 15 mars 2011, poussant déserteurs et civils à prendre les armes. Le régime affirme combattre ce qu’il qualifie de "terroristes" dans cette guerre qui a fait plus de 140.000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Les insurgés qui misaient en septembre 2013 sur une frappe américaine, finalement annulée, pour un changement dans l’équilibre des forces, ont depuis subi revers après revers, l’armée reprenant un grand nombre de leurs bastions.
Outre les fronts d’Alep (nord), Homs (centre) et Deraa (sud), où les soldats assiègent et bombardent quasi quotidiennement par air et terre les fiefs rebelles, de violents combats se déroulaient aux abords de la ville de Yabroud, principal fief rebelle dans la région de Qalamoun, frontalière du Liban, selon l’OSDH.
"L’armée de l’air lance en outre des barils d’explosifs sur les environs de Yabroud pour couper les approvisionnements des rebelles et chasser les civils", a indiqué l’OSDH.
L’armée est appuyée dans cette bataille par le Hezbollah pour qui la prise de cette localité est cruciale. Le puissant parti argue en effet que c’est de Yabroud que viennent les voitures piégées utilisées dans les attentats meurtriers qui ont secoué ses bastions au Liban ces derniers mois.
Côté humanitaire, l’évacuation des civils assiégés dans la ville de Homs a été interrompue, le gouverneur Talal Barazi accusant les rebelles d’avoir empêché la poursuite des opérations menées à la faveur d’une trêve qui n’a pas été prolongée au-delà de samedi.
Face à la crise humanitaire et aux violences avec leur lot quotidien de victimes, la communauté internationale a encore une fois échoué à rapprocher les vues des belligérants à Genève. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour un nouveau tour de table, après l’échec de deux sessions.
Le secrétaire d’État américain, John Kerry, dont le pays soutient la rébellion, a accusé la Russie, alliée du régime Assad, de "favoriser la surenchère" du président syrien.
"Le régime a fait obstruction, il n’a rien fait sinon de continuer à bombarder son propre peuple avec des barils d’explosif et à détruire son propre pays. Et je regrette de devoir dire qu’il le fait avec le soutien accru de l’Iran, du Hezbollah et de la Russie", a-t-il dit.
La réponse de Moscou n’a pas tardé : "ce n’est pas le régime qui crée le plus de problèmes mais les groupes terroristes".

(17-02-2014 - Avec les agences de presse)

« Liberté pour A’bdelaziz Khayyer
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