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Irak - John Kerry : "Je n’exclurai rien qui puisse être constructif"

lundi 16 juin 2014, par La Rédaction

Les États-Unis sont disposés à parler avec l’Iran de la crise en Irak et envisagent des frappes de drones parmi plusieurs options, a déclaré lundi le secrétaire d’État, John Kerry. "Je n’exclurai rien qui puisse être constructif", a répondu John Kerry à Yahoo News qui l’interrogeait sur une éventuelle coopération militaire avec l’Iran pour aider l’Irak, qui fait face à une offensive de djihadistes ultra-radicaux. Le chef de la diplomatie américaine a précisé que le président Barack Obama procédait à "un examen minutieux de chaque option à sa disposition", y compris des frappes de drones. Il a ajouté que les États-Unis, qui se sont militairement retirés d’Irak fin 2011, étaient "profondément attachés à l’intégrité" territoriale du pays. Les États-Unis et l’Iran sont tous les deux alliés du régime irakien du Premier ministre Nouri al-Maliki. Les deux pays n’ont toutefois plus de relations diplomatiques depuis 34 ans. "Voyons ce que l’Iran pourrait ou ne pourrait pas vouloir faire avant de commencer à nous prononcer", a toutefois tempéré le ministre américain.
Plus tôt lundi, un responsable américain avait indiqué à Vienne que Téhéran et Washington "pourraient" entamer des discussions sur ce sujet en marge des négociations nucléaires dans la capitale autrichienne. Dès vendredi, dans une déclaration elliptique à Londres, John Kerry avait déjà ouvert la porte à des discussions américano-iraniennes à propos de l’Irak, "en marge" ou "en dehors" des tractations entre Téhéran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire. Ces discussions sur le nucléaire, en général conduites côté américain par la numéro trois du département d’État, Wendy Sherman, sont cette fois pilotées à Vienne par le premier adjoint de John Kerry, le sous-secrétaire d’État William Burns. Ce dernier a mené des négociations secrètes en 2011 et 2012 à Oman entre les États-Unis et l’Iran, qui ont permis ensuite d’ouvrir celles entre Téhéran et le groupe "5 + 1" (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne).
Avec la crise en Irak, l’Iran et les États-Unis se retrouvent donc de manière inattendue côte à côte face à un ennemi commun représenté par les ultra-radicaux armés sunnites de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Le président Obama avait indiqué vendredi qu’il déciderait dans les jours à venir quelle attitude adopter face à l’avancée des djihadistes de l’EIIL. Il avait précisé étudier "un éventail d’options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes" sans donner d’indications sur d’éventuelles frappes aériennes, réclamées par nombre d’élus républicains.

(16-06-2014 - Avec les agences de presse)

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