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Bagdad accuse l’Arabie saoudite de soutenir les insurgés

mardi 17 juin 2014, par La Rédaction

Le gouvernement irakien a accusé mardi l’Arabie saoudite de soutenir financièrement les groupes insurgés en Irak et de s’être rangée du côté du "terrorisme".
De récents propos de l’Arabie saoudite "montrent qu’elle se range du côté du terrorisme", a indiqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre Nouri al-Maliki, ajoutant que Ryad devait être "tenu pour responsable" pour le financement du terrorisme.

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Les jihadistes s’attaquent à une ville proche de Bagdad
Les jihadistes ont attaqué une ville située à moins de 100 km de Bagdad, un assaut cependant repoussé, et conquis une grande partie d’une cité stratégique du nord-ouest du pays proche de la Syrie, suscitant l’inquiétude grandissante de l’étranger.
Aux Etats-Unis, le président Barack Obama procède à "un examen minutieux de chaque option à sa disposition", parmi lesquelles des frappes aériennes grâce à des avions de combat ou des drones, un renforcement de l’aide au gouvernement irakien ou encore une coopération avec l’Iran, selon le secrétaire d’Etat John Kerry.
M. Obama a en outre annoncé le déploiement de 275 militaires américains pour protéger l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad et les citoyens américains qui y travaillent, une force "équipée pour le combat".
Depuis le 10 juin, les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe extrémiste déjà très actif dans la Syrie voisine, ont pris le contrôle de la deuxième ville d’Irak, Mossoul, d’une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d’autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala (est) et Kirkouk (nord).
Les insurgés, qui visent notamment Bagdad, se trouvent à une centaine de km au nord de la capitale et à une soixantaine à l’ouest, où ils contrôlent déjà depuis janvier, dans la province d’Al-Anbar frontalière de la Syrie, la ville de Fallouja.
Après plusieurs jours de déroute totale des forces de sécurité, les autorités ont affirmé dimanche avoir "repris l’initiative", assurant avoir tué 279 insurgés et repris samedi deux villes au nord de la capitale.
Cependant, dans la nuit de lundi à mardi, "un groupe d’insurgés a lancé une attaque à l’arme automatique à Baqouba", une ville située à 60 km au nord-est de Bagdad, "avant que les forces de sécurité ne repoussent leur assaut", a indiqué le général Abdelamir Mohamed Reda à l’AFP.
Un colonel de l’armée a affirmé que les insurgés avaient pris brièvement le contrôle de plusieurs quartiers avant d’en être chassés.
Plus au nord, à une centaine de km de la frontière avec la Syrie, les jihadistes se sont emparés de la plus grande partie de Tal Afar (380 km au nord-ouest de Bagdad), a indiqué Noureddine Qabalane, numéro deux du Conseil provincial de Ninive.
Cette ville clé se trouve sur la route vers la frontière syrienne, alors que l’EIIL aspire à créer un Etat islamique dans la zone frontalière et occupe déjà plusieurs secteurs du côté syrien.
Cinquante civils ainsi que plusieurs dizaines d’insurgés et membres des forces de sécurité ont été tués dans les combats, selon M. Qabalane.
Selon Mohamed al-Bayati, un autre responsable provincial, 500 à 700 combattants insurgés ont pris part à l’assaut.
Quelque 200.000 personnes —soit la moitié de la population de Tal Afar et de ses environs— ont fui en raison de l’avancée des jihadistes, selon un responsable municipal.
L’offensive jihadiste suscite l’inquiétude croissante de la communauté internationale, notamment l’Iran chiite voisin et les Etats-Unis qui se sont militairement retirés d’Irak fin 2011 après huit ans de présence.
Des représentants de ces deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 34 ans, ont eu lundi de "brèves" discussions sur l’Irak en marge des négociations nucléaires à Vienne, selon une porte-parole américaine.
Les Etats-Unis ont dit qu’ils envisageaient de discuter avec l’Iran de la réponse à l’avancée jihadiste, tout en excluant toute coopération militaire avec Téhéran.
L’envoyé spécial de l’ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov, a jugé pour sa part dans une interview à l’AFP que l’offensive était "une menace vitale pour l’Irak" ainsi qu’"un grave danger pour la région".
Le Premier ministre de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, a jugé qu’il "était presque impossible" que l’Irak redevienne "comme avant Mossoul".
"La solution n’est pas militaire. Il faut un processus politique. La communauté sunnite se sent abandonnée", a-t-il dit à la BBC.
Le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, au pouvoir depuis 2006 et qui brigue un troisième mandat après les législatives d’avril qui ont vu son bloc arriver en tête, se voit reprocher par ses opposants d’avoir mené une politique discriminatoire à l’égard de la minorité sunnite, centralisé le pouvoir et agi de manière autocratique.
La situation en Irak suscite en outre l’inquiétude sur les marchés pétroliers. De gros risques pèsent sur la production pétrolière de l’Irak alors même que ce pays est censé fournir une part significative de l’offre supplémentaire attendue sur le marché d’ici 2019, relève notamment dans un rapport publié mardi par l’Agence internationale de l’énergie.

(17-06-2014 - Avec les agences de presse)

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