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Plus de 100 morts à Gaza en 4 jours

vendredi 11 juillet 2014, par La Rédaction

L’offensive israélienne à Gaza a fait plus de 100 morts palestiniens en quatre jours et les tirs de roquettes vers Israël se poursuivaient vendredi, en dépit d’une offre de médiation de Washington.
Ce nouveau conflit est le plus meurtrier depuis l’opération "Pilier de Défense" en novembre 2012, qui visait déjà à faire cesser les tirs de l’enclave palestinienne. Les tirs avaient alors tué 177 Palestiniens et 6 Israéliens.
A Gaza, des raids israéliens dans la matinée ont tué huit Palestiniens, dont une femme, selon les services d’urgences locaux, portant le bilan à 101 morts et plus de 500 blessés, dont nombre de femmes et d’enfants, depuis le début de l’opération israélienne "Protective Edge" dans la nuit de lundi à mardi.
Dans le même temps, trois roquettes tirées de Gaza ont été interceptées par le système de défense anti-missiles Iron Dome au-dessus de Tel-Aviv, la capitale économique d’Israël, selon l’armée.
Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a revendiqué quatre tirs de roquettes contre l’aéroport international Ben Gourion, dans la périphérie de Tel-Aviv, et mis en garde les compagnies étrangères contre "les dangers" d’atterrir en Israël.
L’aéroport n’a pas été touché mais ses opérations ont été interrompues pendant quelques minutes.
Une roquette a en outre explosé dans une station-service d’Ashdod, à 30 km de la bande de Gaza, faisant trois blessés, dont un grave, selon les services d’urgences israéliens.
Selon l’armée israélienne, le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Washington, et le Jihad islamique, un groupe radical allié, ont tiré depuis mardi quelque 530 roquettes et obus vers Israël, dont 120 ont été interceptés par Iron Dome. Au total, une dizaine d’Israéliens ont été blessés, dont deux grièvement.
Cet engrenage des violences a été enclenché après l’enlèvement le 12 juin puis le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribué par Israël au Hamas, suivi de l’assassinat d’un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes juifs.
La confrontation menace de s’élargir sur le front nord d’Israël après un tir de roquette depuis le Liban, qui n’a pas fait de victime. L’artillerie israélienne a riposté, visant les environs d’un village dans le sud du Liban, avant que le calme ne revienne.
Israël, qui semble exclure une attaque du Hezbollah chiite libanais, a déposé plainte auprès de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul).
A Jérusalem-Est et dans les Territoires palestiniens, la situation était tendue pour la prière hebdomadaire musulmane en ce vendredi de ramadan, et les habituelles manifestations en Cisjordanie occupée.
Redoutant des violences, la police israélienne avait de nouveau restreint l’accès à l’esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem : 12.000 croyants seulement sont venus prier, beaucoup moins que les ramadans précédents.
L’aviation israélienne a mené 210 raids en 24 heures dans la bande de Gaza, a annoncé un porte-parole militaire, évoquant parmi les cibles de sites de tirs de roquettes, des tunnels, des postes du Hamas ainsi que des bureaux d’institutions du Hamas.
Un photographe de l’AFP a vu plusieurs bateaux en flammes dans le port de Gaza, dont le "Gaza Ark", un gros navire de pêche avec lequel une organisation internationale pro-palestinienne se préparait à tenter de briser le blocus maritime israélien.
Ces dernières 24 heures, 21 maisons ou bâtiments abritant des cadres du Hamas ont également été détruits, selon le porte-parole militaire qui a rappelé que les habitants avaient à chaque fois reçu un avertissement avant les frappes.
Le Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies à Genève a estimé qu’Israël par ses bombardements d’habitations à Gaza pourrait violer les lois de la guerre.
Au sol, les préparatifs pour une éventuelle opération terrestre continuent.
Selon l’armée, 33.000 réservistes ont d’ores et déjà été mobilisés pour remplacer les soldats du contingent dans le nord et le centre, afin de pouvoir déployer ces derniers près de la bande de Gaza.
"Nous disposons de trois brigades d’infanterie près de Gaza, et une ou deux autres brigades supplémentaires vont être déployées dans le prochains jours", a affirmé le porte-parole de l’armée.
Un photographe de l’AFP a vu une importante concentration de canons d’artillerie israéliens à proximité de l’enclave palestinienne.
Sur le plan diplomatique, la communauté internationale a engagé, timidement, des efforts pour enrayer la spirale de violence.
Dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Barack Obama "a exprimé sa crainte d’une escalade".
"Les Etats-Unis restent prêts à faciliter une cessation des hostilités, y compris le retour à l’accord de cessez-le-feu de novembre 2012", a ajouté la Maison Blanche.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait appelé jeudi à un cessez-le-feu lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.
L’Egypte, premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël en 1979, a fustigé la "politique de punition collective" d’Israël à Gaza, déplorant que les efforts qu’elle dit avoir déployés pour stopper les violences se soient heurtés à l’"entêtement" des protagonistes.
Mais M. Netanyahu comme le dirigeant du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, ont écarté tout cessez-le-feu pour le moment.

(11-07-2014 - Avec les agences de presse)

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