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Irak : l’État islamique enlève des dizaines de civils dans le Nord

jeudi 4 septembre 2014, par La Rédaction

Des djihadistes de l’État islamique (EI) ont enlevé jeudi des dizaines de personnes dans un village du nord de l’Irak dont les habitants avaient brûlé un drapeau du groupe et incendié une de ses positions militaires, ont annoncé la police et des témoins. Les djihadistes, qui s’étaient retirés la veille du village de Tal Ali, dans la province de Kirkouk, sont revenus en force jeudi et ont enlevé une cinquantaine d’habitants, ont précisé ces sources.

L’EI s’est déjà livré à des enlèvements de masse en Irak, où il s’est emparé de vastes pans de territoire à la faveur d’une offensive fulgurante lancée le 9 juin au nord de Bagdad. Amnesty International a accusé mardi le groupe d’avoir enlevé des milliers de personnes lors de son avancée sur des villages du nord de l’Irak, où vivaient de nombreux membres des minorités du pays, notamment des Yazidis et des chrétiens. L’ONG de défense des droits de l’homme a également accusé les djihadistes de mener "une campagne systématique de nettoyage ethnique" et de se livrer à des exécutions de masse contre ces minorités, tandis que la haut-commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme Flavia Pansieri a évoqué des "actes à une échelle d’inhumanité qui est inimaginable".

L’EI s’est emparé de vastes pans de cinq provinces irakiennes, dont celle de Kirkouk dès les premiers jours de son offensive, face à une armée en déroute. Les forces irakiennes, appuyées par des milices chiites et des combattants kurdes, et bénéficiant d’un soutien aérien américain, tentent depuis de reprendre l’avantage, et ont infligé ces derniers jours des revers, quoique limités, à l’EI.

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Fillon : "Il faut que l’Europe s’engage contre l’État islamique !"

François Fillon, candidat à la primaire UMP pour 2017, a déclaré jeudi à Paris qu’il était "favorable" à ce que la France participe "militairement à une coalition" pour "assurer la protection des communautés en Irak et pour l’élimination de l’État islamique". L’ancien Premier ministre a effectué de lundi à mercredi un déplacement à Bagdad et Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, accompagné des députés UMP Pierre Lellouche, Valérie Pécresse, Éric Ciotti et Étienne Blanc. "La France a commencé à livrer des armes aux peshmergas et combattants kurdes. C’est une bonne décision, elle est effective, nous l’avons constaté", mais "il faut aller plus loin. Il faut que l’Europe s’engage !" a affirmé François Fillon, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée.

"Si nous devons participer militairement à une coalition pour assurer la protection des communautés en Irak et l’élimination de l’État islamique, nous y sommes favorables", a-t-il ajouté en précisant qu’il ne demandait "pas de forces sur le terrain", mais ne s’opposerait "pas à des frappes aériennes". "Je soutiens l’initiative de François Hollande de proposer une conférence internationale sur l’Irak qui permet d’associer les pays qui ont un levier sur la résolution de cette crise, l’Iran, la Turquie, les États du Golfe, qui doivent prendre leurs responsabilités, l’Europe, les États-Unis". Selon lui, cette coalition doit se mettre en place "dans les meilleurs délais".

L’ancien Premier ministre et les députés qui l’ont accompagné, à ses côtés lors de la conférence de presse, ont également proposé que la France prenne l’initiative pour organiser "immédiatement une conférence des donateurs" et ont lancé "un appel à l’aide d’urgence au peuple et Églises de France". Évoquant une "épuration religieuse", François Fillon a rappelé qu’un million et demi d’Irakiens, dont 200 000 chrétiens, avaient fui les atrocités commises par l’État islamique, nombre d’entre eux étant accueillis au Kurdistan "dans des conditions désastreuses". Le député de Paris demande également qu’"une plainte soit déposée devant la Cour pénale internationale contre les auteurs de crimes et les dirigeants des États qui le soutiennent et les financent", mais sans préciser de quels États il s’agissait. Il a également souhaité "un débat à l’Assemblée dans les plus brefs délais sur l’aide de la France et sur sa stratégie en Syrie et en Irak". "Al-Qaida était un défi marginal" alors que l’État islamique est "un véritable État terroriste" en train de franchir "toutes les frontières de l’inhumanité et de la barbarie", a dit François Fillon.

( www.Assawra.Info du 04-09-2014 - Avec les agences de presse )

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